|
Affichage des articles : Les articles sont triés du plus ancien au plus récent sur ce blog
| ARTICLE du 21/06/2010 08:42:46 Achèvement concentration des armées |
Vers le 14 août, la concentration des armées est à peu près achevée de chaque côté de la frontière. Tous les effectifs vont pouvoir se mettre en marche, pour la France, de la trouée de l'Oise à Belfort, et pour l'Allemagne, de Liège à Mulhouse. C'est un terrible et mystérieux silence qui durera plus d'une semaine.
La concentration française :Sachant que les Allemands ont de longue date préparé une puissante offensive par la Belgique, pour nous contourner, le jour de la déclaration de guerre, le plan de concentration de nos armées s’établit ainsi : la 1ère s’étend de Belfort à Lunéville, la 2ème de Lunéville à la Moselle, la 3ème de la Moselle à Audun-le-Roman, la 5ème d’Audun-le-Roman à Longuyon et la 4ème en réserve à l'ouest de Commercy.
Mais fort heureusement, la fourberie allemande étant loin d’être inconnue, dans la crainte d'une violation de la neutralité belge, l'état-major français avait prévu une variante dans son plan de guerre.
Le Gouvernement belge nous demandant notre appui, nos 5 armées se déplacent vers notre frontière du nord. La 5ème fila jusqu'à hauteur de Fourmies, la 4ème en réserve, s'intercale sur la Meuse, entre la 5ème et la 3ème et deux corps d'armée de la région de Nancy partent vers .Mézières et Hirson.
La concentration britannique: Quant à l'armée anglaise, dont le concours ne nous fut assuré que le 5 août, débarquant en France, elle ne peut commencer sa concentration que le 14, au sud de Maubeuge, avec la mission de prolonger notre aile gauche. Malgré la modification apportée à la destination originelle de 4 corps d'armée, l'exécution des transports de concentration fut remarquable : commencés le 5 août à midi, les transports plus urgents se terminèrent le 12 à midi et les autres, le 18, également à midi. Le réseau de l'Est reçut de tous les points de la France, 4064 trains de troupes et de matériel de guerre en 18 jours, mais de façon inégale, car en 3 jours seulement, du 9 au 11 août, il ne reçut pas moins de 1167 convois.
La concentration allemande : Contre nous, l'Allemagne met en ligne 34 corps groupés en 8 armées soit 1.350 000 hommes se décomposant ainsi : la 1ère (général Von Kluck), d’Aix-la-Chapelle, occupe Louvain ; la 2ème (général Von Bülow), de la même région, occupe Huy ; la 3ème (général Von Hausen), du camp de Malmédy, occupe Dinant; la 4ème (duc de Wurtemberg) de Malmédy occupe la forêt des Ardennes et la 5ème (Kronprinz d'Allemagne),de Trèves occupe Longwy. Plus loin, Metz et Verdun se font face. En Lorraine, la 6ème armée (Kronprinz de Bavière) occupe la région frontière Delme-Cirey, la 7ème (général Von Heeringen) occupe la région des Vosges et enfin la 8ème (général Von Deimling) tient la Haute-Alsace.
|
|
| ARTICLE du 21/06/2010 08:57:35 seconde offensive de l'armée d'Alsace (14-19 août) |
Le but de la seconde opération en Alsace était d'y retenir le plus possible les forces allemandes, afin de dégager d'autant le front de Belgique car il nous fallait réparer l'échec de la semaine précédente.
Le général Pau, avec des forces plus nombreuses, reprend Thann le 14 au soir, obligeant les Allemands à se retirer, incendiant Dannemarie en massacrant ses habitants. A Magny, près de la frontière, ils vont même jusqu’à fusiller sur place un enfant de sept ans qui les mettait en joue avec un fusil en bois. Poursuivant sa progression, le général Pau cantonne ses forces devant Mulhouse en étendant son aile gauche pour couper la retraite aux Allemands vers Colmar. Forcé d'accepter le combat à Dornach le 19 août, après la perte de 24 canons, l’ennemi abandonne Mulhouse. Pau installe rapidement son aile droite vers Altkirch où elle bouscule les Allemands obligés de se retirer vers le Rhin. Le 20, nous tenons les environs de Colmar et les débouchés des ponts du Rhin. Malheureusement ces brillants succès ne furent qu’un leurre devant les tristes événements de Lorraine et de Belgique qui vont nécessiter la dislocation et le rappel vers le nord de nos troupes d'Alsace.
Le 14 août, l'armée Lanrezac gagne la Belgique par la trouée de Chimay. Le 15, les hauteurs de la Meuse vers Dinant, tenues par la 2ème division du général Deligny sont attaquées par les Allemands, qui, évitant nos places fortes réussissent, à passer la Meuse au nord de Liège, Namur et Givet, afin que leur cavalerie, entrée en Belgique, leur ouvre la trouée de l'Oise. Leurs actions étaient bien préméditées ; soutenues d'artillerie, d'infanterie et de mitrailleuses, deux divisions de cavalerie, réussissent à s'emparer de la citadelle de Dinant et commencent à s'engager sur la rive gauche de la Meuse. C’est sans compter sur nos batteries qui, ouvrent alors un feu très violent, obligeant l'ennemi à reculer, poursuivi par deux bataillons de notre 8ème armée de ligne, colonel en tête, chargeant à la baïonnette. Le colonel Doyen entrant le premier dans la citadelle arrache l'étendard allemand.
|
|
| ARTICLE du 21/06/2010 09:00:43 Retraite de l'Armée belge |
Notre succès de Dinant n'eut pas de suite. Le 19 à Perwez la cavalerie ennemie inflige un échec à notre 5ème division de cavalerie qui, au nord, avait reculé de Diest vers Aerschot, obligée de céder devant le nombre et de se replier. La situation s’aggravant, le 19 au matin, le quartier général du Roi est transféré de Louvain à Malines, car, venant de la Meuse, les 2 armées allemandes arrivèrent le soir même à Aerschot et Louvain où ils attendirent six jours pour incendier cette dernière. La suite tragique se déroule dans la petite ville d’Aerschot comptant 8000 habitants où 2000 Allemands viennent d'arriver sur la place quand, brusquement, une fusillade éclate: toutes les portes des maisons ou immeubles sont alors enfoncées, les assaillants tirent dans les fenêtres. Un général ennemi est tué sur le balcon de la maison du bourgmestre..
Responsables de l'accident, le bourgmestre et son fils sont fusillés et 50 otages que l'on fait courir sont abattus comme du gibier. Plus tard, d'autres civils, alignés sur les talus, subissent le même sort. Forcés de creuser les tombes, les survivants voient leur ville sous la proie des flammes Et tandis que le pillage ruine la malheureuse petite cité, l'armée belge, impuissante, se retire sur Anvers.
|
|
| ARTICLE du 21/06/2010 09:09:38 Occupation ennemie de Bruxelles et Namur |
Victorieuses à Dinant, les forces françaises se portent rapidement au nord pour défendre les passages de la Sambre entre Namur et Charleroi, avant d’être remplacées par une division de réserve qui fera sauter tous les ponts de la Meuse, sauf celui de Dinant.
Pendant ce temps, le 20 août, à deux heures de l'après-midi, la cavalerie allemande entre à Bruxelles, suivie par le 4ème corps d'armée pourvu de cent mitrailleuses automobiles se dirigeant vers Waterloo. Puis tout se précipite : le lendemain à Namur, le QG de la 4ème division belge, est investi. Le 24 après midi, les colonnes ennemies entrent dans la ville, alors que la division belge a pu s'échapper le 23, avant que Namur se trouve complètement isolé par suite de la retraite de Charleroi. Vers les Flandres, le 21, la cavalerie allemande atteint Alost et Wetteren, à l'ouest de Bruxelles. Manifestement tout l'effort allemand se porte sur la Sambre dont il lui faut forcer les passages pour s'ouvrir la route de France.
|
|
| ARTICLE du 21/06/2010 09:13:29 Offensive de l'armée Dubail dans les Vosges |
Notre état-major attend la concentration anglaise pour s’engager entre la Sambre et la Moselle afin de retenir l’ennemi sur la droite, entre la Moselle et le Rhin, les deux armées de De Castelnau et Dubail étant chargées de rejeter l’ennemi sur les Vosges.
Le 14 août, le général Dubail occupe le Donon en faisant 500 prisonniers ; le 15 au matin, l'avant-garde de la division de Maudhuy (8e corps) enlève brillamment Blamont et Cirey.sur Vezouze. Le lendemain, à Lorquin, l'ennemi abandonne tout un convoi d'une division de cavalerie, en laissant à son habitude derrière lui, les traces de ses atrocités que nous retrouverons à Blamont, Nonhigny et Vancourt sans oublier 78 maisons incendiées à Badonviller. Sur sa droite, le général Dubail n’est pas moins heureux : le 15 août, à Saint-Blaise, un vif combat entre une division de notre 21ème et le 15ème corps allemand nous apporte un butin de 8 canons, 4 obusiers, 6 mitrailleuses et 537 prisonniers. Le lendemain, Schirmeck, Mühlbach et Sainte-Marie-aux-Mines et Villé sont occupés, mais Villé nous sera repris le 18. Alors qu’il s’avance près des tranchées allemandes, qui paraissent n’être garnies que de mannequins, le 20ème corps est décimé par un violent tir de barrage parti d'une deuxième ligne de tranchées ; il faut donc se replier.
Admirable, notre 4ème bataillon de chasseurs, qui soutient la retraite laisse sur le terrain 1000 hommes et 20 officiers. L'un d'eux, le sous-lieutenant de Castelnau, fils du général, faisant preuve du plus grand courage, est tué juste au moment où il vient de rejeter l'ennemi par une vigoureuse contre-attaque. Au sud-ouest de Morhange, à Faxe, les régiments de réserve doivent également se replier alors que blessé, le lieutenant Guy de Cassagnac, exaltant par ses paroles le moral de ses hommes, tombe grièvement atteint à la tête de sa compagnie, refusant qu’on l’emporte, désirant succomber en territoire annexé.
A l'est de Morhange, le 15ème corps, fortement éprouvé, abandonne le terrain mais démoralisée, c’est toute l'armée de Castelnau qui se trouve refoulée de 15 kilomètres.
|
|
|
|